IL y a comme....

IL y  a comme....
Il y a comme ça des matins où on se réveille et où l'on ressent soudainement le besoin insensé de mettre les choses au clair avec soi-même et le monde. Croyez-le bien, je ne cherche en rien une réponse miracle à mes problèmes, j'ai compris, il y a bien longtemps, à ce sujet que j'étais le seul à pouvoir m'aider. Je pense que je ressens juste le besoin, pour une fois, de mettre les choses clairement par écrit. Je vais pouvoir commencer, je n'ai qu'une chose à partager, mon histoire tout simplement. Je ne doute pas qu'il en existe des plus tragiques, néanmoins, c'est mon histoire, et en tant que telle, elle m'intéresse forcément.

Tout le monde, ou presque, pour éclairer les sombres heures de son existence d'adulte, quand tout va mal, a toujours de bons souvenirs auxquels se raccrocher, la certitude d'un bonheur infini et éternel, dénué de toute douleur, que l'on ne peut connaître que lorsque l'on est enfant. Ça rend parfois un peu nostalgique, mélancolique, mais est-ce réellement douloureux, je ne le pense pas ! J'envie ces personnes !

# Posté le vendredi 17 novembre 2006 10:28

Ma vie, mon agression, mes impression

Ma vie, mon agression, mes impression
texte que j'ai ecrit il y a a peu pré 1mois:

Sa fait 1moi et 3jour que sa c'est passé mais la douleur et la peur son toujours la...je n'ais plus confiance en personne...les gens on tous une partie de haine en eux...Je veux pas généraliser mais juste faire face a la réalité.....on été perdu en panique on a eu mal on a souffert on a su quoi faire...y a pas de sérum pour effacer se qu'elle nous on fait...sa fait plus d'un moi mais j'oublie pas je m'endort avec sa je me lève avec sa ça fait mal....j'avais trop peur qu'elles nous tu.....les gens été la ne bougé pas...ils nous regardaient l'air satisfait...comme si sa leur plaisait...on a appelé a laide mais personne a bougé il continué a nous regardé nous faire frappé...chaque regard que je croise dan la rue me fait peur...je me sen impuissante face a tous...je ne souhaite a personne de vivre une tel chose...sa na l'air de rien mais c une souffrance qui reste a jamais....certain(e) me dirons qu'on aurais pu se défendre, les taper, ou même les fracasser...mais quand vous vous retrouvé face a tout cela, la peur est la et vous restez sans rien faire...j'était tétanisé....aucun mots sortait de ma bouche aucun geste pour me défendre...elles étaient la entrain de se défouler la haine dan leur geste et la force d'un homme dans leurs coups...on leur avais rien demander juste qu'elles nous laisse en paix...je vais pas m'éternisé sur se qu'il c'est passé...mais je voulais juste vous dire de faire attention a vous......et si sa vous arrive un jour par malheur ne resté pas sen rien dire...prévenait votre famille...parlé s'en...sa sers a rien de le garder pour vous...croyait moi....

texte que j'ai ecrit il y a quelque jours:

vOila sa fait déja 1moi et 6jours!!!
j'vais pas te raconté l'histoir car j'ai pa envie d'la resortir
puisque j'ai mi du temps a la rangé dans un coin de ma mémoir...
voila c'est aujourd'hui que tout c'est enchainé...
je m'en rapelle comme si c'était hiere
peut etre pour sa que j'ai du mal a croir que sa fait déja 1ans

j'ai souvent dit que ah y est j'avais oublié
mais j'vous avoue que non!
c'est toujours la..
moin qu'avant mais jpense que je pourrai jamais oublier

comment évacuer se que je cache a l'intérieur?!
comment faire sortir toute cette haine que je ressent?!
simplement comment oublier, comment tirer un trait?!

gros bisous a tous ceux qui ont consacré quelques minute de leur temps...

# Posté le vendredi 17 novembre 2006 10:15

Modifié le vendredi 25 mai 2007 08:06

J'aime le souvenir...

J'aime le souvenir...
J'aime le souvenir de ces époques nues,
Dont Phoebus se plaisait à dorer les statues.
Alors l'homme et la femme en leur agilité
Jouissaient sans mensonge et sans anxiété,
Et, le ciel amoureux leur caressant l'échine,
Exerçaient la santé de leur noble machine.
Cybèle alors, fertile en produits généreux,
Ne trouvait point ses fils un poids trop onéreux,
Mais, louve au coeur gonflé de tendresses communes
Abreuvait l'univers à ses tétines brunes.
L'homme, élégant, robuste et fort, avait le droit
D'être fier des beautés qui le nommaient leur roi;
Fruits purs de tout outrage et vierges de gerçures,
Dont la chair lisse et ferme appelait les morsures!

Le Poète aujourd'hui, quand il veut concevoir
Ces natives grandeurs, aux lieux où se font voir
La nudité de l'homme et celle de la femme,
Sent un froid ténébreux envelopper son âme
Devant ce noir tableau plein d'épouvantement.
O monstruosités pleurant leur vêtement!
O ridicules troncs! torses dignes des masques!
O pauvres corps tordus, maigres, ventrus ou flasques,
Que le dieu de l'Utile, implacable et serein,
Enfants, emmaillota dans ses langes d'airain!
Et vous, femmes, hélas! pâles comme des cierges,
Que ronge et que nourrit la débauche, et vous, vierges,
Du vice maternel traînant l'hérédité
Et toutes les hideurs de la fécondité!

Nous avons, il est vrai, nations corrompues,
Aux peuples anciens des beautés inconnues:
Des visages rongés par les chancres du coeur,
Et comme qui dirait des beautés de langueur;
Mais ces inventions de nos muses tardives
N'empêcheront jamais les races maladives
De rendre à la jeunesse un hommage profond,
- A la sainte jeunesse, à l'air simple, au doux front,
A l'oeil limpide et clair ainsi qu'une eau courante,
Et qui va répandant sur tout, insouciante
Comme l'azur du ciel, les oiseaux et les fleurs,
Ses parfums, ses chansons et ses douces chaleurs!

# Posté le mercredi 20 septembre 2006 09:06

L'Enthousiasme

L'Enthousiasme

Ainsi, quand l'aigle du tonnerre
Enlevait Ganymède aux cieux,
L'enfant, s'attachant à la terre,
Luttait contre l'oiseau des dieux;
Mais entre ses serres rapides
L'aigle pressant ses flancs timides,
L'arrachait aux champs paternels;
Et, sourd à la voix qui l'implore,
Il le jetait, tremblant encore,
Jusques aux pieds des immortels.

Ainsi quand tu fonds sur mon âme,
Enthousiasme, aigle vainqueur,
Au bruit de tes ailes de flamme
Je frémis d'une sainte horreur;
Je me débats sous ta puissance,
Je fuis, je crains que ta présence
N'anéantisse un coeur mortel,
Comme un feu que la foudre allume,
Qui ne s'éteint plus, et consume
Le bûcher, le temple et l'autel.

Mais à l'essor de la pensée
L'instinct des sens s'oppose en vain;
Sous le dieu, mon âme oppressée
Bondit, s'élance, et bat mon sein.
La foudre en mes veines circule :
Etonné du feu qui me brûle,
Je l'irrite en le combattant,
Et la lave de mon génie
Déborde en torrents d'harmonie,
Et me consume en s'échappant.

Muse, contemple ta victime!
Ce n'est plus ce front inspiré,
Ce n'est plus ce regard sublime
Qui lançait un rayon sacré :
Sous ta dévorante influence,
A peine un reste d'existence
A ma jeunesse est échappé.
Mon front, que la pâleur efface,
Ne conserve plus que la trace
De la foudre qui m'a frappé.

Heureux le poète insensible!
Son luth n'est point baigné de pleurs,
Son enthousiasme paisible
N'a point ces tragiques fureurs.
De sa veine féconde et pure
Coulent, avec nombre et mesure,
Des ruisseaux de lait et de miel;
Et ce pusillanime Icare,
Trahi par l'aile de Pindare,
Ne retombe jamais du ciel.

Mais nous, pour embraser les âmes,
Il faut brûler, il faut ravir
Au ciel jaloux ses triples flammes.
Pour tout peindre, il faut tout sentir.
Foyers brûlants de la lumière,
Nos coeurs de la nature entière
Doivent concentrer les rayons;
Et l'on accuse notre vie!
Mais ce flambeau qu'on nous envie
S'allume au feu des passions.

Non, jamais un sein pacifique
N'enfanta ces divins élans,
Ni ce désordre sympathique
Qui soumet le monde à nos chants.
Non, non, quand l'Apollon d'Homère,
Pour lancer ses traits sur la terre,
Descendait des sommets d'Eryx,
Volant aux rives infernales,
Il trempait ses armes fatales
Dans les eaux bouillantes du Styx.

Descendez de l'auguste cime
Qu'indignent de lâches transports!
Ce n'est que d'un luth magnanime
Que partent les divins accords.
Le coeur des enfants de la lyre
Ressemble au marbre qui soupire
Sur le sépulcre de Memnon;
Pour lui donner la voix et l'âme,
Il faut que de sa chaste flamme
L'oeil du jour lui lance un rayon.

Et tu veux qu'éveillant encore
Des feux sous la cendre couverts,
Mon reste d'âme s'évapore
En accents perdus dans les airs!
La gloire est le rêve d'une ombre;
Elle a trop retranché le nombre
Des jours qu'elle devait charmer.
Tu veux que je lui sacrifie
Ce dernier souffle de ma vie!
Je veux le garder pour aimer.

# Posté le mercredi 20 septembre 2006 09:01

Souvenir

Souvenir
[
g]
Souvenir

En vain le jour succède au jour,
Ils glissent sans laisser de trace;
Dans mon âme rien ne t'efface,
Ô dernier songe de l'amour!

Je vois mes rapides années
S'accumuler derrière moi,
Comme le chêne autour de soi
Voit tomber ses feuilles fanées.

Mon front est blanchi par le temps;
Mon sang refroidi coule à peine,
Semblable à cette onde qu'enchaîne
Le souffle glacé des autans.

Mais ta jeune et brillante image,
Que le regret vient embellir,
Dans mon sein ne saurait vieillir :
Comme l'âme, elle n'a point d'âge.

Non, tu n'as pas quitté mes yeux;
Et quand mon regard solitaire
Cessa de te voir sur la terre,
Soudain je te vis dans les cieux.

Là, tu m'apparais telle encore
Que tu fus à ce dernier jour,
Quand vers ton céleste séjour
Tu t'envolas avec l'aurore.

Ta pure et touchante beauté
Dans les cieux même t'a suivie;
Tes yeux, où s'éteignait la vie,
Rayonnent d'immortalité!

Du zéphyr l'amoureuse haleine
Soulève encor tes longs cheveux;
Sur ton sein leurs flots onduleux
Retombent en tresses d'ébène.

L'ombre de ce voile incertain
Adoucit encor ton image,
Comme l'aube qui se dégage
Des derniers voiles du matin.

Du soleil la céleste flamme
Avec les jours revient et fuit;
Mais mon amour n'a pas de nuit,
Et tu luis toujours sur mon âme.

C'est toi que j'entends, que je vois,
Dans le désert, dans le nuage;
L'onde réfléchit ton image;
Le zéphyr m'apporte ta voix.

Tandis que la terre sommeille,
Si j'entends le vent soupirer,
Je crois t'entendre murmurer
Des mots sacrés à mon oreille.

Si j'admire ces feux épars
Qui des nuits parsèment le voile,
Je crois te voir dans chaque étoile
Qui plaît le plus à mes regards.

Et si le souffle du zéphyr
M'enivre du parfum des fleurs,
Dans ses plus suaves odeurs
C'est ton souffle que je respire.

C'est ta main qui sèche mes pleurs,
Quand je vais, triste et solitaire,
Répandre en secret ma prière
Près des autels consolateurs.

Quand je dors, tu veilles dans l'ombre;
Tes ailes reposent sur moi;
Tous mes songes viennent de toi,
Doux comme le regard d'une ombre.

Pendant mon sommeil, si ta main
De mes jours déliait la trame,
Céleste moitié de mon âme,
J'irais m'éveiller dans ton sein!

Comme deux rayons de l'aurore,
Comme deux soupirs confondus,
Nos deux âmes ne forment plus
Qu'une âme, et je soupire encore!

# Posté le mercredi 20 septembre 2006 08:59