Ou m'a t-on emmenée

Ou m'a t-on emmenée
Mais où m'a-t-on emmenée ?
Je me sens emprisonnée
Je suis enfermée
Je ne peux plus respirer
Mais personne ne comprend ça
Personne ne me comprend, moi
Et pourtant derrière mes pleurs
J'ai découvert le bonheur
Il suffit d'un soir, d'une heure
Pour avoir perturbé mon coeur
J'ai découvert l'absolu
Bien sûr je ne l'ai plus
On ne me comprenait pas
Tous sauf toi..
Nous sommes sur la même longueur d'onde
Depuis il n'y a pas une seule seconde
Où je ne pense pas à toi
Je t'aime, c'est comme ça
Je me sentais bien dans tes bras
Tu me rassuraus de ta voix
Et pourtant tu es parti
Je ne sais pas où tu vis
Je suis à nouveau seule
Face à mes malheurs
Crevant de douleur
Face au bonheur
Que toi seul
A pu m'apporter
Me voilà enfermée
Je suis emprisonnée
Je ne peux plus respirer
Je voudrais tant retrouver
Ce que tu m'as apporter
En un instant j'ai trouvé
Le bonheur absolu
En quelques jours j'ai perdu
L'espoir de te retrouver
Seule enfermée,
Je ne respire plus
Je t'ai perdu
L'unique espoir
De te revoir
Etait d'achever
Une vie qui était devenue que malheur
Après avoir goûté au bonheur
Sache que je ne pourrai oublier
Ces moments passés à tes côtés
Ou j'ai compris le verbe aimer.....

# Posté le samedi 03 novembre 2007 17:20

je suis comme je suis

je suis  comme  je suis
JE SUIS COMME JE SUIS

Je suis comme je suis
Je suis faite comme ça
Quand j'ai envie de rire
Oui je ris aux éclats
J'aime celui qui m'aime
Est-ce ma faute à moi
Si ce n'est pas le même
Que j'aime chaque fois
Je suis comme je suis
Je suis faite comme ça
Que voulez-vous de plus
Que voulez-vous de moi

Je suis faite pour plaire
Et n'y puis rien changer
Mes talons sont trop hauts
Ma taille trop cambrée
Mes seins beaucoup trop durs
Et mes yeux trop cernés
Et puis après
Qu'est-ce que ça peut vous faire
Je suis comme je suis
Je plais à qui je plais

Qu'est-ce que ça peut vous faire
Ce qui m'est arrivé
Oui j'ai aimé quelqu'un
Oui quelqu'un m'a aimée
Comme les enfants qui s'aiment
Simplement savent aimer
Aimer aimer...
Pourquoi me questionner
Je suis là pour vous plaire
Et n'y puis rien changer

# Posté le samedi 03 novembre 2007 16:53

Bon conseil aux amants

Bon conseil aux amants
L'Amour fût de tous temps un bien rude Hananké.
Si l'on ne veut pas être à la porte flanqué,
Dès qu'on aime une belle, on s'observe, on se scrute,
On met le naturel de côté. Bête brute,
On se fait ange. On est le nain Micromégas.
Surtout on ne fait pas chez elle de dégâts.
On s'assied, on attend, jamais l'on ne s'ennuie.
On trouve bon le givre, et la bise, et la pluie.
On doit dire : j'ai chaud ! quand même on est transi.
Un coup de dents de trop vous perd. Oyez ceci :
Un brave ogre des bois, natif de Moscovie,
Etait fort amoureux d'une fée, et l'envie
Qu'il avait d'épouser cette dame s'accrut
Au point de rendre fou ce pauvre coeur tout brut.
L'ogre, un beau jour d'hiver, peigne sa peau velue,
Se présente au palais de la fée, et salue,
Et s'annonce à l'huissier comme prince Ogrousky.
La fée avait un fils, on ne sait pas de qui

Elle était, ce jour-là, sortie, et quand au mioche,
Bel enfant blond, nourri de crème et de brioche,
Don fait par quelque Ulysse à cette Calypso,
Il était sous la porte et jouait au cerceau.
On laissa l'ogre et lui tout seuls dans l'antichambre.
Comment passer le temps, quand il neige, en Décembre,
Et quand on n'a personne avec qui dire un mot ?
L'ogre se mit alors à croquer le marmot.
C'est très simple. Pourtant c'est aller un peu vite,
Même lorsqu'on est ogre et qu'on est moscovite,
Que de gober ainsi les mioches du prochain.
Le bâillement d'un ogre est frère de la faim.
Quand la dame rentra, plus d'enfant ; on s'informe.
La fée avise l'ogre avec sa bouche énorme :
As-tu vu, cria-t-elle, un bel enfant que j'ai ?
Le bon ogre naif lui dit : Je l'ai mangé.
Or c'était maladroit. Vous qui cherchez à plaire,
Ne mangez pas l'enfant dont vous aimez la mère.

# Posté le jeudi 29 mars 2007 15:48

toison

toison
O toison, moutonnant jusque sur l'encolure!
O boucles! O parfum chargé de nonchaloir!
Extase! Pour peupler ce soir l'alcôve obscure
Des souvenirs dormant dans cette chevelure,
Je la veux agiter dans l'air comme un mouchoir!

La langoureuse Asie et la brûlante Afrique,
Tout un monde lointain, absent, presque défunt,
Vit dans les profondeurs, forêt aromatique!
Comme d'autres esprits voguent sur la musique,
Le mien, ô mon amour! nage sur ton parfum.

J'irai là-bas où l'arbre et l'homme, pleins de sève,
Se pâment longuement sous l'ardeur des climats;
Fortes tresses, soyez la houle qui m'enlève!
Tu contiens, mer d'ébène, un éblouissant rêve
De voiles, de rameurs, de flammes et de mâts:
Un port retentissant où mon âme peut boire
A grands flots le parfum, le son et la couleur;
Où les vaisseaux, glissant dans l'or et dans la moire,
Ouvrent leurs vastes bras pour embrasser la gloire
D'un ciel pur où frémit l'éternelle chaleur.

Je plongerai ma tête amoureuse d'ivresse
Dans ce noir océan où l'autre est enfermé;
Et mon esprit subtil que le roulis caresse
Saura vous retrouver, ô féconde paresse!
Infinis bercements du loisir embaumé!

Cheveux bleus, pavillon de ténèbres tendues,
Vous me rendez l'azur du ciel immense et rond;
Sur les bords duvetés de vos mèches tordues
Je m'enivre ardemment des senteurs confondues
De l'huile de coco, du musc et du goudron.

Longtemps! toujours! ma main dans ta crinière lourde
Sèmera le rubis, la perle et le saphir,
Afin qu'à mon désir tu ne sois jamais sourde!
N'es-tu pas l'oasis où je rêve, et la gourde
Où je hume à longs traits le vin du souvenir?

Mademoiselle
ce poème là aussi me fait penser à vous.
Vous semblez m'avoir déjà oublié.
Mon âme sera sans repos si vous ne me donnez point
signe de vie.
Je vous embrasse tendrement au creux de votre noire
toison.

# Posté le jeudi 29 mars 2007 15:42

chocolat

chocolat
Taille-moi les hanches à la hache
J'ai trop mangé de chocolat
Croque moi la peau, s'il-te-plaît
Croque moi les os, s'il le faut

C'est le temps des grandes métamorphoses

Au bout de mes tout petits seins
S'insinuent, pointues et dodues
Deux noisettes, crac! Tu les manges

C'est le temps des grandes métamorphoses

Au bout de mes lèvres entrouvertes
pousse un framboisier rouge argenté
Pourrais-tu m'embrasser pour me le couper...

Pétris-moi les hanches de baisers
Je deviens la femme chocolat
Laisse fondre mes hanches Nutella
Le sang qui coule en moi c'est du chocolat chaud...

Un jour je vais m'envoler
A travers le ciel à force de gonfler...
Et je baillerai des éclairs
Une comète plantée entre les dents
Mais sur terre, en attendant
Je me transformerai en la femme chocolat...

Taille-moi les hanches à la hache
J'ai trop mangé de chocolat...

Bien que ces tout petits seins ne sauraient être les tiens, belle Fatina, cette femme chocolat là me fait penser à toi avec gourmandise.
J'aimerais être ton ourson calin et gourmand, te couvrir de baisers , de caresses et de gentils coups de dents.

Je t'embrasse goulument au creux de ton ventre rond.

# Posté le jeudi 29 mars 2007 15:37